iPhone vers Huawei : Chronique d’une migration facile et réussie

Avant de vous raconter mon petit retour d’expérience, il faut d’abord que vous sachiez quelque chose : j’ai travaillé 10 ans pour Apple, de 2001 à 2011, j’ai participé au lancement de l’iPhone en 2007 et j’ai depuis toujours une relation quasi-fusionnelle avec la marque à la pomme, ayant rencontré Steve Jobs à de nombreuses reprises qui fut un modèle et une source d’inspiration.

Mais bon voilà, même les plus belles histoires d’amour peuvent avoir une fin et c’est avec beaucoup de détermination que j’ai abandonné cette semaine mon iPhone pour m’acheter un Huawei et tirer un trait sur des années de fidélité.

Plusieurs choses ont eu raison de ma patience. La première est le scandale des batteries des iPhone 6 et 7 qui ont été littéralement rendues obsolètes suite à une récente mise à jour du système d’exploitation. Partant de chez moi à 7h45 avec un téléphone complètement chargé, il s’éteignait, à court d’énergie, vers 9h00. Et si j’avais le malheur de vouloir prendre une photo ou une vidéo, 8h30 marquait son arrêt prématuré. Je suis bien allé à l’Apple store pour la faire changer mais le délai imposé par le technicien m’a rebuté.

La deuxième est le refus de cautionner une course en avant du constructeur qui, dans une mécanique bien huilée, programme l’obsolescence de ses produits dans une échelle de quelques mois et en profite au passage pour augmenter considérablement les prix de ses modèles neufs, explosant récemment la barre des 1000€ pour l’iPhone X en version haut de gamme.

Mais au-delà de cette considération philosophique et matérielle, il y a aussi la prise de conscience que je n’ai pas besoin d’une partie des innovations qu’Apple veut me faire payer au prix fort. Que mon smart phone reconnaisse mon visage pour se débloquer est franchement le cadet de mes soucis et si des ingénieurs se sont tapés sur le ventre en inventant ça, pour ma part, je m’en cogne. Que « l’écran exploite de nouvelles techniques et technologies pour épouser précisément les courbes du boîtier. Cela jusque dans ses coins élégamment arrondis », je m’en balance aussi. Ou plutôt non, je trouve ça esthétiquement sympa mais cela ne justifie pas une telle différence de prix.

Et puis, il y a eu l’analyse froide de mes besoins qui fut un déclencheur assez important. En dehors de la batterie qui devenait mon cauchemar quotidien, je me suis rendu compte qu’une partie significative de l’expérience utilisateur n’était pas dépendante du mobile lui-même mais des applications. que j’utilise le plus souvent : Instagram, WhatsApp, Facebook, Google Map, Shazam, Dropbox, Evernote, Messenger… J’ai pris conscience que n’importe quel Smartphone me proposerait de continuer à utiliser ces applications de manière fluide car elles ne sont que très peu dépendantes du smartphone sur lequel elles sont installées.

LEICA, LE MOT MAGIQUE 

Il me restait à choisir un smartphone moins cher et là, la décision a été prise sur la seule évocation des lentilles Leica proposées sur les modèles de la marque chinoise Huawei. C’était une sorte de mot magique, de mot de passe vers un nouveau constructeur pour moi qui prend beaucoup de photos et apprécie la promesse d’une montée en gamme de la qualité de l’image.

Je suis donc allé m’acheter un Huawei P10 (un peu plus de 400€ HT) et j’ai commencé à l’utiliser depuis quelques jours. Bon, outre la grosse frayeur que je me suis faite en oubliant de synchroniser mes contacts (mais j’ai trouvé comme le faire depuis), l’expérience est très instructive car il ne m’a pas fallu plus de deux jours pour réaliser que cette migration était totalement transparente. Ce que je supposais s’est immédiatement confirmé : mes applications préférées continuent de fonctionner de la même manière. Je ne vois presque aucune différence mis à part quelques boutons qui ne sont pas au même endroit. J’ai changé de mobile mais je n’ai rien perdu, bien au contraire.

J’ai considérablement gagné en durée de vie de batterie, j’ai un meilleur appareil photo, une qualité audio sensiblement supérieure et pour le reste, grâce à Google que j’utilisais déjà abondamment, tout s’est passé de manière fluide. J’ai transféré toute ma musique iTunes en quelques clics et les différents services que j’utilisais dans le cloud ont contribué à rendre la marque du mobile totalement secondaire.

Bref, je suis très content et je tire de cette migration une leçon : on se fait tout un monde de changer d’environnement car on ne se rend pas compte à quel point les solutions que nous utilisons sont des commodités que l’on retrouve dans Androïd comme dans iOS de manière totalement équivalente.

Tout ce que j’aimais faire sur mon iPhone, je continue de le faire de la même manière sur mon Huawei de la même manière, ce qui finalement pose la question de l’utilité marginale de l’appareil sur les applications.

Bref, j’aurais dû migrer plus tôt.

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